PIÉGEAGE ET CONSERVATION

Photo: Bailey Parsons, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Les animaux à fourrure font l’objet d’une récolte sélective depuis des siècles au Canada. Aujourd’hui, les populations d’animaux à fourrure restent saines et abondantes grâce à la gestion de dizaines de milliers de trappeurs et d’organismes provinciaux et territoriaux de protection de la faune sauvage dans tout le pays. Le piégeage réglementé est un excellent exemple de gestion durable des ressources.

PRINCIPES DE LA CONSERVATION DE LA FAUNE

La conservation de la faune est la pratique qui consiste à protéger les espèces végétales et animales sauvages et leurs habitats. L’objectif de la conservation des espèces sauvages est de s’assurer que les générations futures pourront profiter de la nature et de reconnaître l’importance de la faune et de la flore sauvages pour l’homme et les autres espèces.

La conservation des espèces sauvages implique la protection ou le rétablissement des habitats nécessaires aux espèces sauvages, la préservation de la diversité génétique et l’utilisation durable des espèces et des écosystèmes.

Si la tradition de la chasse et de la cueillette n’a plus cours dans la société urbaine d’aujourd’hui, elle est une réalité fondamentale pour de nombreuses communautés rurales et isolées du Canada.

Des centaines de milliers de personnes vivent et travaillent à proximité de la nature et consacrent leur énergie à la conservation de nos précieuses ressources naturelles en harmonie avec la nature. Le travail des trappeurs canadiens est dur, froid, solitaire et souvent dangereux. La récompense ne se mesure pas seulement en argent, mais aussi en termes de spiritualité, de tranquillité d’esprit et d’amour de la nature.

Les trappeurs sont de fins observateurs de la nature, des amoureux de la faune et de la flore, et se consacrent à la conservation de l’habitat de la faune et de la flore et à l’application des principes du développement durable. Ils sont des conservateurs de première ligne et leur dévouement à l’éducation, aux nouvelles technologies, à l’éthique professionnelle et à un avenir solide pour le commerce de la fourrure au Canada est incontestable.

Les trappeurs incarnent ce qu’il y a de mieux en matière de gestion des ressources naturelles ; leurs réalisations et leur contribution à l’effort de conservation canadien méritent d’être reconnues et soutenues par le public.

RESSOURCES RENOUVELABLES

Les ratons laveurs, les renards et les coyotes sont aujourd’hui plus abondants que jamais en Amérique du Nord. Photo : garyjwood, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

La plupart des ressources dont l’homme a besoin pour survivre sont prélevées dans la nature. Certaines ressources ne sont pas renouvelables, comme le pétrole et les minéraux, mais les plantes et les animaux sont renouvelables car ils peuvent se reproduire.

Si nous continuons à utiliser les ressources non renouvelables sans trouver d’alternatives, nous les épuiserons bientôt. De même, si nous utilisons les ressources renouvelables, telles que les animaux à fourrure, trop rapidement et sans penser à les conserver, elles n’auront pas le temps de se reproduire et de se reconstituer. L’utilisation durable est la clé.

Le piégeage réglementé est la principale méthode de gestion des populations d’animaux à fourrure. Tout le monde y gagne. Les populations animales restent stables et une grande partie de leur habitat, y compris les forêts et les zones sauvages, est préservée. Des millions d’hectares d’habitats naturels ont été protégés et gérés par les trappeurs. Nos membres trappeurs participent à des projets visant à gérer la terre de manière à ce que tout le monde en profite. Le piégeage est un élément clé de la conservation des caractéristiques écologiques nécessaires à la bonne santé des zones sauvages.

Sans une gestion appropriée de la faune, de nombreuses espèces sauvages déclineraient ou disparaîtraient. Les populations d’autres espèces pourraient exploser, ce qui aggraverait les conflits entre l’homme et la faune et augmenterait la concurrence entre les espèces.

Les animaux ont toujours fourni la subsistance matérielle qui nous maintient en tant qu’individus et sociétés. Nous avons besoin d’eux et les utilisons pour nous nourrir, nous vêtir, faire de l’art, nous soigner et nous tenir compagnie ; notre dépendance à leur égard est perpétuelle. Le piégeage réglementé soutient les efforts de conservation qui garantissent une utilisation durable.

Heureusement, les personnes qui piègent les animaux pour la nourriture et la fourrure ont été très attentives à la conservation des animaux et de leur habitat, de sorte qu’aucune des espèces d’animaux à fourrure sauvages exploitées au Canada n’est menacée d’extinction.

La plus grande menace qui pèse sur les animaux sauvages est la perte de leur habitat.

VOIR AUSSI : Des animaux à fourrure en abondance : Une réussite environnementale. La vérité sur la fourrure, 15 septembre 2017.

UNE BONNE GESTION DES TERRES NÉCESSITE UNE PRÉSENCE

Photo: Robert Grandjambe

La présence régulière des trappeurs dans la brousse leur permet de constater les changements de première main. Ils sont souvent les premiers à reconnaître les modifications de l’habitat, la propagation des maladies des animaux sauvages ou le déclin des populations d’animaux sauvages. Aucune agence de conservation de la faune n’a aujourd’hui le temps ou l’argent nécessaire pour mettre en place un tel niveau de surveillance dans la brousse.

Les trappeurs jouent un rôle important en observant l’environnement et en signalant ce qu’ils voient aux autorités chargées de la conservation. Ils sont des experts de l’état des populations d’animaux à fourrure dans leurs régions.

Les trappeurs contribuent de diverses manières à ce que les animaux à fourrure et d’autres espèces sauvages continuent à occuper la place qui leur revient dans les écosystèmes du Canada. Qu’il s’agisse de déplacer des espèces menacées, de replanter des arbres ou de repeupler des rivières et des ruisseaux, nos membres collaborent avec d’autres groupes engagés pour assurer la santé des populations animales et la salubrité de l’environnement.

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